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Vendredi 16/6, 21h30, Primosten (Croatie), 1922 km

Des chutes (II)

samedi 8 juillet 2006, par Benoît

Nous quittons l’AutoCamp Korana à 10h30 et arrivons à l’entrée n°1 du parc national une demi-heure plus tard (km 1694). C’est le matin, et il y a beaucoup plus de monde que hier. Marcher en compagnie de groupes débarqués de cars a tout de suite moins de charme, mais les paysages sont là : grandioses.

Les lacs inférieurs proposent un environnement plus escarpé que les lacs supérieurs : ici, la rivière a taillé son chemin dans la roche, et nous devons tout d’abord descendre le long du versant abrupt de la vallée afin de rejoindre le niveau de l’eau. D’en haut, la vue est impressionnante avec un grand nombre de cascades, dont une de 78 m de haut. D’en bas, nous pouvons les approcher au plus près, et même "marcher dessus", grâce aux chemins en rondins de bois tracés à fleur d’eau.

Avec ces fortes dénivellations (en effet, quand on descend d’un côté, il faut évidemment remonter de l’autre), la promenade est plus physique également, et porter Maïlys et la poussette de Morgane commence à fatiguer à la longue. L’arrivée au point P3 apporte donc un certain soulagement. Pour le plus grand plaisir de Maïlys, nous prenons le bateau qui traverse le lac central, le plus important, jusqu’au point P2 que nous avions atteint hier. Nous faisons l’aller-retour dans la foulée ; cela nous fait une pause bien agréable. Le retour vers le parking se fait par le haut du versant opposé à celui du départ, et nous permet de profiter d’autres points de vue et de perspectives sur les chutes. Il est 15h30 lorsque nous regagnons le camping-car, où un casse-croûte de bon aloi nous permet de reprendre des forces pour continuer notre chemin une heure plus tard.

C’en est fini des Lacs de Plitvice, c’était vraiment très bien : plein de bons souvenirs, de belles photos et ... de courbatures. Nous rejoignons la côte, par la route nationale d’abord, par l’autoroute ensuite. Nous faisons halte à Sibenik, vers 18h30 (km 1880), afin de ravitailler. Nous faisons nos achats dans un centre commercial tout ce qu’il y a de plus moderne, mais cela prend plus de temps que prévu et il est plus de 20h30 lorsque nous repartons. Primosten, où nous comptions faire étape, ne dispose pas de camping. Après avoir quelque peu cherché dans la mauvaise direction, nous arrivons au camping Adriatic, situé peu avant Primosten. Le restaurateur des lieux, qui parle un français approximatif mais chaleureux, accepte de nous sustenter malgré l’heure tardive : pizza Biser (le nom de l’établissement) pour Thi-Thanh et cepapvici (petites saucisses moulées sans enveloppe) pour moi.