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Mercredi 29/8, l’Alpe d’Huez, 523 (voiture) + 155 (camping-car) km
Route, déception et orages
samedi 22 septembre 2007, par
Finalement, après avoir hésité à choisir un forfait vol+hôtel vers la Crète, nous avons opté à nouveau pour la solution camping-car, avec dans l’idée de descendre jusque dans le sud de la France, et peut-être rendre visite à Bon-Papa qui villégiature avec Nicole du côté de La Croix-Valmer. Il est vrai que, vu le caractère tardif de nos recherches, les hôtels encore disponibles en Crète ne semblaient pas idéaux. Satisfaits de notre expérience de l’année passée, nous souhaitions réserver à nouveau chez Motorhomerent ; cependant, à l’agence de Metz, le modèle que nous voulions n’était plus disponible : le plus proche, sur notre route, se trouve à Lyon. Va pour Lyon.
Thi-Thanh a fait un super boulot, les sacs sont prêts ... il ne reste plus qu’à tout caser dans la voiture. Heureusement, nous avons pu placer le coffre de toit, et c’est bien nécessaire : tout est plein !
Nous partons presque à l’heure : il est 5h23 lorsque nous démarrons, sous une belle pleine lune. Les filles dorment encore. La route est fluide et, hormis quelques travaux, nous ne sommes pas ralentis. Première halte au bout de 300 km, une petite demi-heure (8h15-8h45) : petit-déjeuner et arrêt au stand pour tout le monde. Nous reprenons la route et arrivons à Saint-Priest vers 10h45.
Il pleut. Pas un peu, de gros orages. Petite déception : d’un modèle identique à celui que nous avions l’année passée, le camping-car semble plus vétuste. La déception se confirme lorsque la personne de l’agence nous en fait faire le tour :
- l’attache qui permet de maintenir ouverte la porte de la cellule est cassée,
- la moustiquaire de cette porte est déchirée et il manque la partie correspondant à la serrure,
- sur le panneau de commande, les indicateurs du niveau du réservoir d’eau propre et des réservoirs d’eaux usées ne fonctionnent pas,
- la sélection automatique du mode d’alimentation du frigo ne fonctionne pas,
- sur la cuisinière, un thermo-couple ne fonctionne pas bien et donc seuls deux feux sur les trois sont réellement opérationnels,
- il n’y a pas de radio, même au tableau de bord ...
- il n’y a pas de cintre dans la penderie,
- la prise allume-cigare de la cuisine est aux nouvelles normes et il n’y a pas d’adaptateur, donc impossible d’utiliser le chauffe-biberon ailleurs que dans la cabine ...
- l’échelle de capucine fait plus de 2 mètres de haut (pour une hauteur à grimper d’un peu plus d’un mètre) ; elle est en alu, lourde et impossible à ranger,
- le chauffage ne fonctionne pas dans la capucine,
- il manque plusieurs ventouses aux protections d’isolation pour la cabine, qui ne tiennent donc pas,
- le pied de la table de la grande dînette ne tient pas,
- les rideaux d’occultation et de douche sont déchirés et mal fixés,
- plusieurs joints sont noircis, manquants ou déchirés,
- ...
Pour couronner le tout, le chauffage ne fonctionne pas. On fait venir un technicien : il faut deux bonnes heures pour réparer. Pendant ce temps, rien ne nous est proposé pour les filles qui, après plus de cinq heures passées dans la voiture, voudraient bien changer d’air. Enfin bref, quand tout est « en ordre », il nous reste à transférer armes et bagages : d’abord les sièges pour les enfants, ensuite toutes nos affaires.
Je laisse Thi-Thanh achever et, pendant ce temps, Maïlys m’accompagne pour quelques courses : une batterie de cuisine et de quoi manger. Il est 17h36 lorsque nous prenons la route, direction l’Alpe d’Huez, où nous arrivons vers 20 heures, après 155 km. Morgane a été malade dans l’ascension du fameux col. Le soir tombe. Nous traversons la station à la recherche de l’aire dédiée aux camping-car, que nous finissons par trouver : elle est très bien située même si, à cette heure-ci, la visibilité n’est pas optimale.
Je fais un petit tour avec les filles, puis nous rentrons manger une bonne paella dans notre nouvelle batterie !
En fin de soirée, nous subissons un gros orage, avec grèle, éclairs et tonnerre amplifié par l’écho de la montagne. Morgane dort, Maïlys non. Le camping-car est bien secoué. Cela finit par se calmer. Tout le monde se (re-)couche. Dans la nuit, il fait frais. J’essaie d’allumer le chauffage : sans succès. Finalement, je me souviens que la ventilation ne fonctionne pas sans électricité (évidemment), et tout rentre dans l’ordre.

