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Dimanche 11/6, 21h45, Mestre (Italie), 945 km

Pas vraiment tout droit ...

samedi 8 juillet 2006, par Benoît

Après cette nuit de sommeil sans encombre, nous traînassons un peu : petit déjeuner avec les restes de la veille pour nous, douche dans les installations sanitaires, très propres, petit tour afin de découvrir les différents points de vue. Nous levons le camp vers midi ... et il n’y a toujours personne à la réception ! Impossible de payer notre dû, et nous partons sans nous retourner.

De retour en Suisse, nous empruntons la nationale 28, qui nous emmène, après Davos, à travers deux cols à plus de 2000 mètres : la Flüelapass (2383 m) où la neige nous éblouit, puis l’Ofenpass (2149 m) peu après quoi l’on passe la frontière italienne en direction de Bolzano. Evidemment, on se fait chaque fois attraper : ce qui paraît plus ou moins droit sur une carte à grande échelle s’avère particulièrement tortueux sur le terrain, et nous mettons plus de 4h30 pour parcourir les 200 km (695 km au compteur) qui séparent notre point de départ de notre première étape, quelque part entre Merano et Bolzano, où nous nous dégourdissons les jambes, faisons quelques emplettes et retirons de l’argent (à un appareil Bancomat, comme chez nous !).

Il est déjà temps de repartir, mais cette fois c’est sur l’autoroute que nous poursuivons : entre Bolzano et Trento, nous traversons les Dolomites avec de très beaux paysages de montagnes et de forêt. A Trento, nous obliquons vers l’est à nouveau, par la S47, puis la R53, jusqu’à Treviso. Entre ces deux villes, rien de bien spécial. A Treviso, impossible de localiser le moindre camping. Or il est déjà fort tard et il nous faut de l’électricité ! Le GPS nous indique que le plus proche se trouve à Mestre, tout près de Venise, et, confiants, nous poursuivons notre chemin. Pas de chance, à chaque essai, c’est un coup dans l’eau : pas de camping à l’horizon. Il commence à être vraiment tard et, pour couronner le tout, la jauge de carburant s’est allumée depuis un certain temps déjà ...

Heureusement, malgré la fatigue, la faim et un long séjour dans leur siège auto, les petites sont calmes et nous aident ainsi à le rester. Nous faisons le plein à la première station venue, puis nous finissons par apercevoir l’enseigne du camping Jolly-quelque-chose et ... il y a de la place et de l’électricité ! Il est 21h45, nous sommes soulagés d’avoir trouvé le gîte et ... le couvert : une pizza et une lasagne avalées sur le pouce dans la cafétéria du camping, sur le point de fermer ...