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Samedi 10/6, 21h30, Triesen (Liechtenstein), 490 km
Un adaptateur ? Quel adaptateur ?
samedi 8 juillet 2006, par
C’est le jour du départ ! Bien sûr, il reste encore beaucoup de choses à faire, d’affaires à emballer, de volets à fermer, et nous sommes déjà très en retard : le loueur nous attend à Metz vers 9h30, et il est plus de 10h30 lorsque nous donnons un double tour à la serrure. Rita nous accompagne, et c’est tant mieux car les petites sont bien excitées à l’idée du départ.
A Metz, 45 minutes plus tard, M. R. D. nous explique tout du fonctionnement de la machine que nous avons choisie.
Thi-Thanh filme afin de conserver cette quantité d’informations. Ensuite nous embarquons nos affaires. Nous pensions être trop chargés en bagages, mais non, tout rentre facilement dans les vastes espaces de stockage et de rangement du camping-car. Vers 13h, l’équipe du loueur nous invite à un barbecue bien sympathique : les vacances commencent bien, mais nous prenons du retard : nous ne comptons pas séjourner à Metz ! Il est finalement 14h30 lorsque nous démarrons. Il faut d’abord bien saisir les dimensions de l’engin : plus de 3 m de haut, plus de 2 m de large, et près de 7m de long ! Avec un énorme porte-à-faux à l’arrière ... Bon, à première vue, ça se conduit comme une grosse camionnette, pas de problème.
Pas de problème, non, sauf que ... j’aperçois avec horreur sur l’autoroute la porte du coffre latéral se soulever et retomber nonchalamment, au gré de nos louvoiements sur la route ... Dans ce coffre, il y a les poussettes des petites, le sac de la caméra, l’ordinateur portable ... Nous nous arrêtons sur un bout de parking et, ouf, rien n’est tombé. Nous verrouillons le battant récalcitrant puis reprenons notre route, bien décidés à faire mieux attention à l’avenir.
Direction plein est. A Saint-Avold, nous prenons l’autoroute E25 / A4, vers Strasbourg, après quoi nous nous arrêtons pour une petite pause : Morgane prend son repas, Maïlys et Thi-Thanh dégustent une glace, et je fais l’emplette d’un atlas routier couvrant l’Europe. Après Strasbourg, de la cathédrale de laquelle nous aperçevons la flèche au loin, l’autoroute pique vers le sud, et nous quittons la France pour la Suisse à Bâle. Le passage de frontière se fait sans souci, on ne présente même pas nos papiers. Seul l’achat de la vignette autoroutière nous retient une dizaine de minutes. Beaucoup de travaux également à Bâle et vers l’est, mais nous parvenons à maintenir une moyenne satisfaisante. Nous faisons à nouveau escale, quelque part sur l’autoroute A3, cette fois-ci pour reprendre du carburant. L’autonomie de notre véhicule s’avère plutôt décevante : 410 km avec 68 litres de diesel, la consommation n’est pas négligeable ! Vers 21h15, après un peu moins de 500 km parcourus, nous faisons étape à Triesen, à quelques km de Vaduz, la capitale du Liechtenstein. En effet, nous quittons une principauté pour une autre ... Pas de frontière entre la Suisse et le Liechtenstein, juste une rivière à traverser et, sans tenir compte des plaques d’immatriculation, il est difficile d’observer une différence.
Personne pour nous accueillir au camping du Mittagspitze, d’où la vue sur les montagnes environnantes est plutôt spectaculaire.
Nous trouvons une place sympathique près de camping-caristes français. Mauvaise surprise lorsque nous essayons de raccorder notre véhicule à la borne électrique : la prise que nous avons ne correspond pas ! Alors que le loueur nous avait certifié le caractère international de ce raccordement ... Renseignement pris, un adaptateur s’avère nécessaire ; évidemment il est trop tard pour en acheter un à la réception. Tant pis, pour notre première nuit en camping-car, nous nous appuierons sur l’autonomie électrique assurée par la batterie. Seul le frigo nous inquiète quelque peu : le froid qu’il produit ne semble pas très mordant. Repas vite fait, vite pris : riz froid, tomates, mozzarella et saucisses viennoises, achetées au départ. Puis nous nous installons pour la nuit : Maïlys, l’air un peu perplexe, prend place sur le lit bas des deux superposés à l’arrière, Morgane sur la banquette de la dînette de façon à ce qu’elle ne soit pas trop loin de nous, Thi-Thanh et moi prenons place dans la capucine. Nous dormons plutôt bien, surtout après avoir mis le chauffage afin de combattre le froid nocturne dans cette région déjà un peu élevée en altitude.

